Je sais, ce sont des mots qu'on imagine
D'un enfant, d'un monde passé, pas de moi
Je suis d'un pays sans fard, sans épines
Un simple gars grandi de neige et de bois, sans phrases assassines
Naïf aux étoiles et prude sous le vent
Je sais la tendresse, je sais combien est forte ma promesse
Mais voudras-tu toujours de moi autant qu'avant ?
Si j'ai passé le temps de l'innocence
J'ai grandi les yeux grand-ouverts sous l'orage
Je saurai dire aux tiens le pur d'un feu sans artifice
Sans peur ni faiblesse je ferai tes jours pas sans maladresse
Comme un simple gars aux pieds d'une déesse
Et si rien ne presse, je sais combien est forte ma promesse
Mais voudras-tu toujours de moi autant qu'avant ?
Et tous ces mots, ces cris, ces rires qui nous blessent
Dérisoires et pauvres armes qu'on nous laisse
Je les oublierai pour toi, j'essaierai en tout cas
Comme un simple gars un peu maladroit ...
Si tu voulais de mes toujours, si tu pouvais lire dans mon corps
Les forêts, les lacs et les vents que tu fais grandir si souvent
Que de simples mots d'amour que n'oseraient pas un simple gars au grand jour
Ces images, rêves d'innocent, ces voyages limpides et distants
Tout ce que je sais et tout ce que j'apprendrai
Pour toi, sans jamais tricher
Si tu voulais de moi, si tu veux d'un simple gars ...